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Histoire des arts – 4ème : Le Néo-classicisme

Contexte

La découverte d’Herculanum en 1709 puis celle de Pompéi en 1748 apportent une connaissance nouvelle et plus précise de l’art antique. De nombreuses études sont faites par des historiens de l’art et influencent les artistes. Rome devient l’objet d’un véritable engouement dans toute l’Europe.

Les formes complexes et mouvementées du Rococo correspondent au goût de l’aristocratie. La volonté de proposer une expression nouvelle basée sur une morale plus rigoureuse apparaît au milieu du XVIIIème siècle avec la monté d’une autre classe sociale : la bourgeoisie. Cette dernière rejette les valeurs de la noblesse et impose les siennes : la réforme contre la tradition, la liberté contre l’oppression, la raison contre le despotisme, le mérite contre la naissance et la vertu contre le libertinage.

Un texte de Denis Diderot tiré du Salon de 1761 exprime parfaitement ce nouvel état d’esprit : « D’abord le genre me plaît ; c’est la peinture morale. Quoi donc ! Le pinceau n’a-t-il pas été assez et trop longtemps consacré à la débauche et au vice ? Ne devons-nous pas être satisfaits de la voir concourir enfin avec la poésie dramatique à nous toucher, à nous instruire, à nous corriger et nous inciter à la vertu ? »

Style

D’une façon générale, il s’agit d’atteindre le « Beau idéal ». Dans ce but, les artistes s’appuient sur l’imitation des modèles antiques (d’où l’adjectif « néo-classique » en référence au mot « classique ») et développent de nouveaux principes ; clarté des proportions, simplicité de la structure, ordre, symétrie, en éliminant l’ornement. Les artistes reprennent la construction frontale des bas-reliefs antiques et des fresques d’Herculanum. Les personnages, grands, peu nombreux et espacés, s’étalent en frise au premier plan. Le décor sobre et l’absence d’anecdote mènent à l’essentiel avec une certaine sévérité. La touche (le coup de pinceau) ne doit pas être apparente, la surface des peintures est donc lisse. L’art doit aussi exprimer « le vrai » pour mieux impliquer le spectateur. Il devient ainsi utilitaire et sert d’enseignement.

Le Néo-classicisme se prolongera longtemps pendant tout le XIXème siècle.

Jacques Louis David (1748-1825), Le Serment des Horaces, 1784

Pigalle (1714-1785), Mercure attachant ses ailes, 1744

Jean-Baptiste Greuze (1725-1805), Piété filiale, 1763

François Gérard (1770-1837), L’Amour et Psyché, 1798

Jean-Baptiste Regnault (1754-1829), Socrate arrache Alcibiade du sein de la volupté, 1791

Pierre-Narcisse Guérin (1774-1833), Didon et Énée, 1815