Loading...
Accueil > Collège  > Histoire des arts – 4ème : Le Réalisme en peinture

Histoire des arts – 4ème : Le Réalisme en peinture

Au XIXème siècle, le Réalisme est l’aboutissement d’une recherche de ressemblance qui est un des aspects les plus récurents de la peinture occidentale depuis la Grèce antique.

En 1855, à l’occasion de la première exposition universelle à Paris, le peintre Gustave Courbet fait construire un pavillon personnel qui porte comme nom « Le Réalisme » et dans lequel il expose des œuvres qui cherchent à ennoblir la réalité la plus prosaïque en lui octroyant les dimensions de la peinture d’histoire. Le courant sera ainsi nommé par la suite.

Le Réalisme rejette l’inspiration et l’imaginaire du Romantisme de même que l’attachement aux canons antiques de la peinture néo-classique. Il est porteur de valeurs sociales et humanitaires amenant parfois les artistes à s’engager comme Courbet lui-même. Les milieux artistiques de l’art officiel du Second Empire considèrent comme vulgaires toutes ses réalisations.

Les grands formats précédemment réservés à la peinture d’histoire (voir Le Classicisme) sont utilisés pour représenter des scènes de la vie contemporaine, ce qui bouleverse la hiérarchie des genres. Le travail moderne, la vie quotidienne, la nature morte, le paysage et le portrait sont ainsi valorisés.

L’artiste principal de ce courant est Gustave Courbet (1819-1877). En France, d’autres artistes suivront son exemple : Jean-François Millet (1814-1875), Théodore Rousseau (1812-1867), Rosa Bonheur (1822-1899), et Émile Friant (1863-1932).

Le courant réaliste se développera aussi en Russie avec un groupe de peintres appelé « Les Ambulants » dont le principal représentant est Ilya Repin. Par la suite, le Réalisme, porté par la révolution russe, trouvera un grand développement sous le nom de « Réalisme Socialiste ».

Gustave Courbet(1819-1877), Les casseurs de pierre, 1849, huile sur toile, 165 x 257 cm, Se trouvait à la Gemaldegalerie alte meister à Dresde mais détruite pendant la guerre.

Gustave Courbet, Un enterrement à Ornans, 315 x 668 cm, 1849

Jean-François Millet (1814-1875), Les glaneuses, 83,5 x 100 cm, 1857, Musée d’Orsay Paris

Théodore Rousseau (1812-1867), La clairière dans la haute futaie, 1863

Rosa Bonheur (1822-1899), Labourage nivernais,134 x 206 cm, 1849, Musée d’Orsay Paris

Emile Friant (1863-1932), Les Buveurs, 34 x 36 cm, 1884, Musée des beaux-arts de Nancy

Ilya Efimovich Repin (1844-1930), Les bateliers de la Volga (1870-1873)